28 juin 2010

une fin !

Bonjour Chacune, bonjour Chacun,

eh ! oui, une fin donc…

un peu compliqué de passer du temps pendant le voyage à organiser les photos à envoyer, à trouver un endroit où écrire au calme….j’avais noté ce que je voulais vous écrire, et puis j’ai égaré le papier…

des visites, donc, de toutes sortes :

sous une pluie battante, la partie ‘Buda’, ville musée ripolinée inscrite au patrimoine mondial de l’unesco…des musées et eglises prestigieux, des restaurants chers… je ne m’y suis pas attardée, le temps ne m’y incitait pas et ma cheville me faisait encore mal…après, direction plus au nord, dans un des seuls endroits de ‘mémoire’ de l’occupation ottomane : la tombe d’un sage mandaté par le pouvoir ottoman pour convaincre les hongrois d’accepter ce pouvoir….un joli mausolée, avec des tapis et des roses, et deux gardiens qui écoutaient à la radio de la musique pop. Plus tard, je ferai une visite organisée où le guide expliquera que les ottomans percevaient toutes sortes d’impôts (sur les fenêtres, sur le nombre de foyers dans la maison, sur la religion…), et que dans les campagnes, ils faisaient des razzias périodiques pour alimenter avec des enfants les marchés aux esclaves de turquie…les campagnes se sont vidées, et les indigènes n’ont pas accepté leur pouvoir !

un voyage organisé d’une journée pour visiter des villes plus au nord… c’est toujours rigolo (à petites doses) un voyage comme ça… visite de la plus grande basilique, d’un chateau qui au temps de sa splendeur avait de magnifiques fontaines, dont une alimentée par du vin, et d’une ville charmante, et émouvante, et reflet un peu de la mosaîque hongroise : communautés juive, serbe…et pour finir, retour en bateau sur le Danube. Allemands, cheveux blancs et vestes beiges, japonais, groupes d’enfants… Le déjeuner était dans un restaurant touristique admirablement situé en haut d’une colline, et l’incontournable groupe de musique tzigane nous a joué des morceaux… russes (Kalinka, Kalinka, Kalinka ma ya…), ou des standards de pop anglo-saxonne….

Le temps revenant au beau, j’en profite pour alimenter une de mes marottes : direction le cimetière….je lui consacre d’ailleurs un album photo entier…

tombes de riches familles, qui retracent l’histoire de l’architecture locale (références à l’antiquité, art nouveau, architecture métallique…)

cimetière très vert, avec beaucoup d’allées d’arbres, beaucoup d’espaces entre les tombes….

les noms des épouses sont le nom du mari suivi de ‘ne’; parfois, leur prénom et nom de jeune fille est indiqué, mais pas systématiquement (j’ai trouvé une julia Sarkozy)

un cimetière où, à de nombreux endroits, les tombes dont semblables : le quartier des obélisques, le quartier des tombes végétales, le quartier des petites pierres tombales (alors qu’il s’agit d’adultes…)

le cimetière soviétique (étoiles rouges et inscriptions en cyrillique), le cimetière des communistes hongrois- séparé de celui des russes – … Lors de la visite du parlement mon guide me dira qu’il y a également un cimetière militaire américain, mais ailleurs… je me demande bien pourquoi : je n’ai pas révisé mon histoire de la guerre 39/45, mais je n’avais pas en mémoire que les alliés étaient allés se battre jusqu’en Hongrie…

il y a des bancs installés à côté de certaines tombes….

beaucoup de gens avec des fleurs dans le cimetière… à un endroit, j’ai compris qu’il s’agit d’un endroit où les cendres sont déposées – mais ai-je bien compris  ?-, un homme dépose un gerbera rouge dans un grand vase commun, et va passer son mouchoir sur deux noms d’une liste inscrits sur une grande pierre rose…

des bougies, aussi (comme à rome, en Crête…)