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Cé Artiste – Poésie et Simplicité | explorer, rire, s'étonner, partager

1er janvier 2021

Une balade dans la lumière très changeante de ce jour : brume et ciel bleu, soleil par intermittence.

Il avait plu, et gelé : de l’eau, et des cristaux pour des parties restées à l’ombre.

voilà une sélection de la moisson !

 

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Feuilles cousues, collées

 

Je continue mon travail avec du matériel humble, modeste, commun : des feuilles mortes, un peu de couture et un peu d’encre.

 

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bois, feuilles et fil

 

Travail sur la fragilité des feuilles – cousues -, l’étrangeté des proportions et la tension entre dense et léger ….

 

 

 

des bijoux

  Je me suis essayée à faire des bijoux.

En travaillant avec un forgeron de Bobo, dont le métier est travailler l’argent et faire des bijoux : j’ai réalisé une pièce en bronze que je lui ai demandé de sertir.

quelques photos : certains bijoux ont le même recto et verso, d’autres sont différents….

à vous de voir !

 

 

 

sculptures du burkina février 2019

 

Voici l’essentiel des sculptures réalisées dans l’atelier des Arts du Feu de Bobo Dioulasso ce mois de février 2019 (je viens de mettre à jour l’extension nextgen qui gère les galeries, c’est une vraie catastrophe : pas moyen de modifier les vignettes, plus de tri des photos suivant les titres, plus de passage d’une photo à l’autre …. : j’essaye de résoudre ça vite !)

en attendant quelques infos sur les sculptures elles mêmes :

j’ai aimé travailler avec des éléments existants déjà, en les agençant entre eux : la gazelle, le turban ont eu pour point de départ du fil de fer ayant déjà une forme, une histoire et que j’ai trouvés dans l’atelier. les bronze qui les vêt utilise un motif d’insecte xylophage trouvé sur une buche destinée à l’origine à alimenter une boulangerie.

 

pour ‘les danseurs’, j’aime l’idée d’une sculpture en plusieurs parties ; elles peuvent être agencées  par qui le souhaite, et c’est à chacun de déterminer si elles sont une ou deux sculptures, si bien en étant séparées – de quelques mètres ? quelques centimètres ? – elles sont en lien, forment un duo ou 2 solos.

 

le temps qui passe

 

sur le mur de la maison du voisin – crépi rose, et un peu décati -, les soleil fait varier les nuances et les ombres.

deux états du mur, de la floraison à deux heures différentes de la journée : ici les ombres sont plus dures, là le rose vire au parme …

 

 

 

 

les nouveaux travaux dans l’atelier

 

Cette année, je poursuis un travail entamé l’année dernière, et j’innove !

je continue le travail à partir des empreintes, et l’association bronze – fil métallique épais ( 4 sculptures réalisées dans ce registre), et celle sur la réalisation d’objets qui ont une fonction : j’ai fait force poignées et boutons de portes à partir des empreintes sur le bois., et aussi d’une graine utilisée en médecine traditionnelle.

voici la graine, au naturel et son tirage en cire avant passage à la fonte

 

un couple de danseurs, deux figures indépendantes qu’on peut associer à sa guise :

 

une figure étrange, gracile, entre une femme au turban et une antilope :

une photo de texture qui montre comment le détail du bois ressort en bronze; je n’ai pas encore de photo de la sculpture entière :

pour les autres photos, il faudra attendre que je retrouve mon chargeur de téléphone !

 

et j’essaie aussi :

de réaliser des petits pendentifs, en travaillant en collaboration avec un bijoutier de Bobo qui travaille l’argent – j’avais déjà une bague qu’il a réalisée -; c’est au final toujours un travail d’associations , cette fois avec un nouveau métal. Il demande de travailler avec une personne qui ne travaille pas d’habitude sur les projets d’autres personnes, et de mon côté j’ai du mal à imaginer précisément ce que je veux, et à donner tous les éléments pertinents. C’est aussi des pièces toutes petites en comparaison avec les sculptures habituelles, et cela change aussi. C’est autant un travail sur le bronze lui-même que des nouvelles modalités de travail collaboratif. Merci Abdoulaye d’avoir accepté de tenter l’expérience !

une forme à laquelle je pense depuis les premiers stages. il s’agit de travailler avec le bronze en fusion, sans moule. je n’osais pas trop le demander jusqu’à maintenant – c’est déjà bien bizarre les toubabs, il suffisait de regarder le soudeur qui a soudé cette année les pièces bronze- fer pour comprendre ce qu’il en  pensait -, et de plus cela fait fi de toute la tradition qui utilise les moules, la cuisson, et qui contrôle précisément le résultat obtenu. Ma demande a été prise en considération par les bronziers, et j’ai donc 2 pièces qu’il me faut continuer de travailler ….

 

 

 

 

 

après le retour, le jeudi 21 février

Bonjour Chacune, Chacun,

Longtemps après le retour, il est étrange d’écrire sur le festival de danse qui a eu lieu il y a deux semaines, dans un autre monde – ou presque.

Pour ne pas oublier ce qui m’avait le plus marqué sur le moment, j’ai pris quelques notes : ce récit est rédigé à partir de cette matière.

Il s’agit du festival Tamadia mentionné dans un des mails précédents, qui aurait pu être une victime du shutdown aux Etats-Unis. Il a finalement eu lieu, avec une programmation réduite.

Rodrigue et Mossé nous déposent à la cérémonie d’ouverture : ils ne restent pas, il y a les pièces à mouler à l’atelier. Il y a un grand chapiteau en plein air dans l’espace public, la scène est l’espace central simplement en terre, les femmes des cours environnantes en ont profité pour sortir de petits étals où elles proposent arachides grillées, boissons, etc…..

C’est un mélange étonnant de bricolage bon enfant  et de solennité. Nous arrivons au moment de l’hymne national : c’est un moment grave, où chacun chante tous âges et fonctions confondues. Il est conclu par un vibrant ‘la patrie ou la mort’ scandé par les participants, le poing levé.

Un jeune homme plein d’énergie assure la présentation et les transitions. Il passe avec aisance du français au dioula, et se risque même à plaisanter en anglais. Le thème du festival est ‘danser pour résister, danser pour exister’, ce qui évidemment prend un relief particulier compte tenu de la situation au Burkina – qui vient d’entamer son rôle de présidence du G5 Sahel. Le slogan est ‘in ‘n’out dance’, que le présentateur fait reprendre au public plusieurs fois.

Le premier discours est celui des organisateurs.  Comme chaque discours qui suivra, il y a une litanie étonnante de personnes auxquelles un hommage est rendu en début de discours : organisateurs et financeurs bien sûr, la mairie qui donne également les autorisations et des moyens logistiques, jusque que là rien que de classique. Puis viennent les chefs coutumiers et religieux, les militaires et paramilitaires, ce qui est plus surprenant pour nous. Ils ont chacun des représentants au premier rang de l’assemblée.

Les organisateurs insistent sur l’importance de passer le relai , de s’assurer que l’existence du festival, des ses financements, de son organisation ne repose pas uniquement sur le créateur et qu’il lui survivra. Tout le monde semble d’accord sur l’importance de la culture comme élément de résistance en ces temps troublés. L’ambassade des Etats-Unis est représentée par la directrice de l’institut français, qui fait un discours pour tous les sponsors. Pendant ce temps, la banderole du festival qui n’était pas prête pour le premier discours d’ouverture arrive en arrière-plan, portée puis plantée en fond de scène.

Deux prestations de danseurs traditionnels ponctuent l’ouverture : un groupe de ‘vieux’, un groupe de jeunes. L’énergie caractérise ces derniers : des percussions très présentes, des chorégraphies collectives, et des performances individuelles impressionnantes où les danseurs semblent beaucoup s’amuser : flips, cabrioles, roues, saltos… on voit bien comment se passe l’apprentissage : ceux qui connaissent le mieux les parties collectives de la chorégraphie sont devant, et les autres suivent avec plus ou moins d’approximations et de décalages. Le 4ème adjoint au maire, délégué à la culture, ira un moment sur scène pour danser quelques pas et sera très applaudi.

Le programme était prévu  avec des manifestations dans plusieurs villes, et à la maison d’arrêt de Bobo Dioulasso. Finalement, seules les manifestations sur cette place sont maintenues. Chaque soirée est en deux parties : une première partie avec 3 spectacles de danseurs professionnels qui proposent des danses contemporaines au vocabulaire fort différent de celui que la plupart des spectateurs connaissent, et une seconde partie de scène ouverte.

Comme je n’aime pas courir en début de soirée, où je retrouve Awa ou Pauline, j’arriverai toujours à la fin du dernier spectacle de la première partie. La première fois, la danseuse se dévêt sur scène, finissant en short et soutien-gorge. Le public réagit fortement, probablement déconcerté par cette nudité inhabituelle.

Pour la deuxième partie, le public est très jeune, massé en plusieurs rangées et souvent debout autour de la scène. La première soirée, je viens avec Awa. Elle veut absolument être assise : elle se saisit d’une chaise, fend les premières rangées de jeunes gens, fait se déplacer plusieurs personnes pour installer la chaise. Pendant ce temps, sur scène, la danseuse court dans un cercle de couteaux jusqu’à l’épuisement. Euh Awa, on peut attendre la fin du spectacle pour s’installer ? Ah bon pourquoi ? eh bien , pour la danseuse qui nous propose sont travail sur scène …. Je serais bien rentrée sous terre…

Il y a deux acteurs majeurs pour la scène ouverte : un monsieur Loyal, qui annonce les artistes et propose des compétitions de danse ou de chant, et un monsieur Ordre et Sécurité, équipé d’une matraque, et aussi baraqué que le premier. Le premier soir il y a un homme visiblement très alcoolisé qui veut être de tous les spectacles. Il est ramené avec plus ou moins de délicatesse et toujours avec fermeté dans le public, et revient toujours sur scène. Chacun s’en accommode avec plus ou moins d’aisance ou de détachement.

Il y a des artistes qui commencent à se faire un nom, et beaucoup d’adolescents – des garçons –  qui chantent du rap. C’est souvent du play-back de morceaux connus du public. Si la régie a du mal à faire passer le morceau, pas grave : ils font ça en ‘free style’, comprenez a capella.

Un duo d’hommes jeunes, manifestement rompu à la scène, chante en Dioula. Awa se lève, et va danser entre eux. Sa danse est simple, elle est juste ‘là’. Lorsque je lui demanderai pourquoi elle a choisi de danser, et pourquoi à ce moment-là, elle explique : c’est une chanson sur les ‘Donso’ – chasseurs traditionnels – et son mari est donso. Et on parle de Coulibaly dans la chanson, et ma grand-mère est Coulibaly – c’est un nom de famille. Cela n’étonne personne, ni les chanteurs ni le public. Il y aura d’autres prestations où un spectateur viendra partager la scène un moment avec ceux dont c’est le moment.

Quand le public n’aime pas la proposition, il scande ‘Descend , descend’ et il faut quitter la scène. C’est là qu’intervient monsieur Loyal si le perdant refuse de comprendre la sanction du public.

Il y a aussi beaucoup de mise en compétition de danseurs, et c’est toujours le public le juge final. Monsieur Loyal demande 4 danseurs : il y en a 10 sur scène. Monsieur Loyal demande 4 danseuses : personne. Et pourtant l’assemblée est pleine de filles. La seconde soirée, il rythmera une compétition entre des duos de danseurs et danseuses, et c’est la seule fois où je verrai des filles sur scène. Les corps sont très collés l’un à l’autre, les danseuses souvent très lascives. L’art de remuer les fesses doit être un critère important de jugement de la danse des filles : quand c’est leur moment solo, elles tournent le dos à la scène. C’est très surprenant de voir cela en pleine lumière, comme une irruption dans une intimité exposée.

Voilà ce qui me reste en mémoire de ces soirées du festival à la belle étoile, le dernier épisode de ces envois sera la recette de la patine en bronze.

 

Bises et ou amitiés

le vendredi 15 février

 
bonjour Chacune, et Chacun,
 
une amie arrive de France, le réseau qui bafouille souvent, Bruxelles airlines qui est en grève le jour prévu du retour, et nous impose de rentrer deux jours plus tôt, la fatigue qui finit par arriver  : je n’ai plus trouvé le temps de vous écrire.
je suis donc de retour, et la vie parisienne et la course associée reprennent. je rentre dans ma campagne la semaine prochaine, et prendrai le temps de vous écrire un dernier mail.
 
Au menu : les réalisations dans l’atelier, le festival de danse – avec différents aspects, la cérémonie d’ouverture, les scènes ouvertes, le public ….
 
Amitiés et ou bises à votre guise,

le jeudi 31 janvier

Bonjour Chacune, Chacun,

un ‘enregistrer’ au lieu de ‘enregistrer sous’ malheureux, et voilà un
épisode de perdu …
j’y parlais fabrication de l’attiéké, mariage, et école – parce qu’ici
aussi, on se demande quelle est la meilleure réponse à apporter aux
violences à l’école : depuis plusieurs jours, les enseignants sont en
grève à cause d’un père violent qui a mis KO deux d’entre eux.

tant pis, voici donc l »épisode qui suit :

Hier soir, tard, Awa vient me trouver : viens chez nous, mon mari joue
du xylophone et il chante. Comment résister à une telle invitation ?
d’autant plus que je me battais avec mon ordinateur pour changer le
mot de passe par défaut du réseau et que je n’arrivais pas à me
reconnecter. Je suis donc Awa : la cour est grande. il y a un abri
avec 2 bœufs, des chèvres, et une grande terrasse éclairée par un
néon. Dehors, en plus du mari d’Awa, il y a des femmes adultes, des
jeunes femmes et jeunes filles, 3 petits enfants et un bébé dans les
bras de sa maman. Comme le mari a des co-épouses, et que cela fait
souffrir Awa, je ne demande pas qui est qui.
C’est un xylophone à 2O lames, qui doit faire environ 1m40 de long. Je
trouve le son très agréable, à la fois doux et sonore. J’apprendrai
plus tard dans la soirée qu’il est désaccordé ; en effet, sous chaque
lame de bois il y a une calebasse entière trouée, avec de la toile
d’araignée sur le trou. Les sons sont produits par l’ensemble lame de
xylophone-calebasse. les toiles d’araignées contribuent à définir la
note. Une des petites filles – toute petite, qui ne parla pas encore
beaucoup – a voulu faire du nettoyage et a ôté toutes les toiles
d’araignées. Il faudra réaccorder la calebasse en remettant de la
toile !
Le mari d’Awa joue un nombre incroyable de mélodies, passe de l’une à
l’autre et d’un rythma à un autre avec beaucoup d’aisance. Ce qu’il
chante est manifestement improvisé : des comptines, pour les tous
petits – maman a donné du ait, maman a donné de l’eau, maman a donné
du chocolat …. Et d’autres chants où j’entends le mot ‘toubabou’
revenir régulièrement – la blanche, en dioula, on doit parler de moi.
Les enfants dansent, et Awa m’incite à les rejoindre. Là encore la
petite fille se met immédiatement à mon diapason. Comme de temps en
temps elle ôte son bonnet, secoue sa jupe – 2 volants de gaze et de
satin s’il vous plaît -, je joue à établir un dialogue avec elle en
reprenant ses gestes … adaptés – je n’ai pas de bonnet. Cela la
déconcerte et fait beaucoup rire les adultes. De temps en temps, le
petite fille interrompt sa danse pour aller faire un câlin au bébé.
Les chants et la musique s’arrêtent. Nous parlons des problèmes de
réseau, du travail dans l’atelier des bronziers,… et la conversation
arrive sur la situation difficile au Burkina, largement aggravée par
les problèmes de sécurité. Le mari d’Awa est un donzo – chasseur
traditionnel. Il me dit être responsable de la cellule locale
anti-terroriste. Il partage partiellement une analyse que j’ai écoutée
sur le net, faite par un philosophe malien : les affrontements entre
peuls et dogons, qu’ils soient au Mali ou au Burkina, sont crées de
toutes pièces par des personnes extérieures à ces communautés. Il ne
partage par contre pas le point de vue sur l’origine de ces
mercenaires : pour le philosophe Malien, ces mercenaires viennent de
Côte d’Ivoire. Il y a là-bas de nombreux hommes désœuvrés, et sachant
utiliser des armes après la guerre civile. Ils seraient armés par
Blaise Compaoré, le président déchu et réfugié en côte d’Ivoire. Pour
ce chasseur, les hommes armés qui viennent tuer Dogons et Peuls sont
des ex-membres de l’armée Burkinabé – plusieurs centaines, quand même
! – , démis de leurs fonctions après un complot contre Blaise Compaoré
qui a été déjoué. Ils n’ont pas été autorisés à réintégrer l’armée à
la chute de celui-ci. Ce sont aussi des hommes de guerre. Ils se
seraient associés aux membres des groupes islamistes et des Touaregs
qui ont pris le contrôle du nord du Mali.
Je me souviens d’une analyse faite par un général américain sur la
guerre en Afghanistan : qui a intérêt à ce que la guerre s’arrête ?
qui à ce qu’elle continue ? si la balance penche trop fort vers le
deuxième plateau, il n’y a aucune raison que cela s’arrête. Et tant
pis pour les populations civiles.
J’avais été intriguée lors d’un voyage précédent par la survivance des
structures sociales très anciennes avec des rois, des chefferies, et
par l’articulation entre ce qui appartient à l’état nation  –
gouvernement, président élu, parlement, communes et mairies …et ces
structures. Oui, ces structures sociales sont très anciennes. Elles
sont continué à vivre pendant la période coloniale. Il me parle de
‘l’état dans l’état’ : la plupart des hommes et femmes politiques de
carrière sont issus de ces familles de pouvoir. Il sont dans le
gouvernement les relais des points de vue et des décisions prises par
les chefs des chefferies, ou les rois. Toutes les chefferies n’ont pas
choisi cette stratégie pour noyauter le pouvoir : ainsi, à Bobo, les
chefs traditionnels ont choisi de ne pas se mêler de politique. Cela
leur permet de garder leur indépendance, et leur neutralité, et qu’ils
se soucient du bien commun plutôt que de la fidélité à un parti.
D’après lui, cela contribue aussi à éviter que les problèmes de
terrorisme ne gangrènent aussi la région de Bobo jusqu’ici plutôt
épargnée.
Un peu d’espoir pour une parcelle d’espace en paix, donc….
Il est tard, je demande à rentrer : il me raccompagne jusqu’à la
porte, et Awa jusqu’à la maison – à 300 mètres. Je recommence la lutte
interrompue avec l’ordinateur, et je vainc.

Bises et ou amitiés